Si Airbus va supprimer des postes dans sa branche spatiale, Dassault Aviation poursuit ses recrutements. Le secteur Défense, dans son ensemble, est stimulé par la hausse des budgets militaires et les tensions géopolitiques. Près de 130 postes sont aussi à pourvoir chez ArianeGroup qui n'a pas dit son dernier mot. Le site L'Aéro Recrute du GIFAS donne un bon aperçu des entreprises qui recrutent. Les informations sont claires et pratiques (présence en région, clients cibles, compétences recherchées, site web de l'entreprise...). Le site aeroemploiformation.com permet de cibler la recherche par domaine d'activité (R&D, production, fonction support...) ou par région. L'agence d'emploi Synergie Aéro propose 110 postes actuellement, plus ciblés sur l'aéronautique civile. On peut directement candidater depuis les jobboards ou les sites carrière des entreprises sans trop craindre la non réponse. Normandie AeroEspace, le réseau normand des acteurs du domaine aéronautique, spatial, défense et sécurité propose 130 postes, des CDI, des CDD, des contrats en alternance, intérim. Le curseur de l’emploi remonte progressivement. Tant en matière de défense que de spatial, et au vu de leur caractère hautement stratégique, le secteur aura sans doute besoin d’ouvriers de production (chaudronniers, soudeurs, rectifieurs, tourneurs-fraiseurs, ajusteurs monteurs cellule), de techniciens (opérateurs de câblage, de contrôle thermique actif des satellites) et d’ingénieurs généralistes ou spécialistes (procédés, matériaux, devis, méthodes, dynamique des structures, lancement satellite, analyses physico-chimiques…). A noter que Thales a développé sa propre application mobile (Thales World 4U) pour ses recrutements. Il va sans dire que les ingénieurs sont très courtisés (traitement du signal, propulsion, contrôle commandes), notamment par des groupes comme le groupe LGM, spécialiste de l'électronique critique pour la Défense et le Spatial, ou encore Alten, ce dernier travaillant pour les principaux donneurs d’ordre. Les autres postes actuellement en tension concernent les composites, la mécanique. Des métiers à reconsidérer en regard de la montée en puissance de l’industrie 4.0 qui voit le travail allant de l’ouvrier à l’ingénieur devenir plus attractif et moins fastidieux grâce à la robotique, la cobotique, le numérique, la fabrication additive et le prototypage rapide. Dassault Aviation qui emploie déjà 3.400 personnes en Nouvelle-Aquitaine a élevé des cadences de production, et renforcé à cet effet ses recrutements sur ses différents sites (à partir de bac pro à bac+5 jusqu’à ingénieur). En revanche, Airbus Défense & Space avait annoncé son intention de supprimer près de 400 postes en France dans ses activités de défense et spatiale, en raison de l’atonie du marché spatial. En revanche, dans le Newspace, les besoins en recrutement explosent, du côté de Toulouse, Reims et de la Défense notamment. Outre MaiaSpace, Anywaves (un équipementier), de jeunes pousses recrutent activement, comme Univity, Infinite Orbits, Latitude, Loft Orbital. Les ingénieurs systèmes d’engins spatiaux, ingénieurs propulsion, lancement, ingénieurs fluides, ingénieurs assemblage intégration et tests, ingénieurs préparation des opérations satellites sont sur le pont.